LE CHARBON VEGETAL

Le charbon est probablement l’agent de décontamination le plus simple, le plus valable et le moins cher que nous connaissions.

Le Charbon Activé composé exclusivement de matière végétale devenue carbone presque pur, n’est ni un nutriment, ni un médicament, c’est une poudre noire, légère, très fine, sans odeur, sans saveur et insoluble dans l’eau, capable de fixer, de capter, de séquestrer, de pomper, de piéger, d’absorber les substances étrangères ou toxiques qui se trouvent dans notre corps puis de les rejeter hors de celui-ci.

Le Charbon végétal est traditionnellement utilisé pour traiter les troubles fonctionnels du système digestif, les douleurs abdominales, la diarrhée, les ballonnements et les gaz intestinaux désagréables.

C’est également une puissante pompe à poison contre les additifs alimentaires, produits chimiques agricoles, métaux lourds, gaz toxiques, détergents, chimiothérapie.

Il est surprenant de constater qu’à notre époque où l’intoxication est devenue la source reconnue de la plupart des drames de la santé publique, l’incroyable efficacité du charbon activé, connue depuis l’antiquité, soit passée sous silence dans le domaine public ainsi que dans l’information médicale professionnelle.

Petite histoire du charbon végétal

  •  Le papyrus d’Ebers 1550 avant J-C. mentionne déjà la poudre de charbon.
  • Hypocrate 400 avant J-C) et Pline (50 avant J-C) recommandent le charbon de bois dans le traitement de l’épilepsie, du vertige, de la chlorose et de la « maladie du charbon » contractée par les tanneurs.
  • Dans l’Antiquité, Hippocrate et Pline recommandaient déjà chaudement le charbon végétal dans le traitement de l’épilepsie, du vertige, de la chlorose, une forme d’anémie et de l’anthrax, une toxi-infection transmise à l’homme lors de travaux de boucherie ou de tannage.
  • En 1793, D.M Kehls conseille dans son mémoire l’usage du charbon pour éliminer les odeurs de la gangrène, purifier l’haleine, les fièvres putrides et tous les états bilieux.
  • Au XVIIe siècle, D. M. Kehls écrit un mémoire dans lequel il conseille l’usage des cataplasmes de charbon en vue d’éliminer les mauvaises odeurs d’ulcères gangréneux et de purifier l’haleine lorsqu’il est employé comme rince-bouche. Il préconise aussi son usage par voie orale dans le traitement de la fièvre putride et de tout état « bileux ».
  • En 1773, Scheele explique le phénomène d’absorption des gaz par le charbon.
  • En 1785, Lowitz montre que le charbon est capable de décolorer de nombreux liquides.
  • En 1813. Un certain Bertrand, chimiste français, fait une démonstration publique. Il tient une fiole qui contient 5 gr de trioxyde d’arsenic (1 cuillère à thé comble), de quoi tuer 150 hommes. Il lève le bras et porte le breuvage aux lèvres. Les effets inexorables de cette drogue: nausée, vomissement, diarrhée, brûlure intense de la bouche et de la gorge, crampes atroces dans le ventre, déshydratation rapide et mort. Devant les yeux médusés et horrifiés de la foule, Bertrand vaque tranquillement à ses affaires et ne présente  aucun trouble.
  • En 1831, un pharmacien de Montpellier nommé Touéry, effectue le même tour, mais cette fois devant l’aca¬démie française de médecine. Il avale 1 gr de strychnine (10 fois la dose mor¬telle). Ce poison foudroie un homme en 10 minutes dans des convulsions incon¬trôlables et un arrêt respiratoire au milieu d’un rire nerveux effrayant, dont le spectacle ne s’oublie jamais. Pourtant Touéry reste calme et détendu et n’a aucun trouble, à la stupéfaction totale des professeurs.
  • Bertrand et Touéry avaient tous deux étudié l’action du charbon végétal sur les poisons, en particulier avec des rats et tous deux ont voulu démontrer qu’ils avaient découvert l’antidote universel. Ce qui a pu être vérifié par la suite. En ce qui concerne Touéry, celui-ci a rapporté qu’il avait préalablement enrobé la strychnine dans 15 g de poudre fine de charbon végétal. Il continua ses travaux de recherche jusqu’en 1840.
  • En 1846, Garrod publie, en Angleterre, un rapport sur la neutralisation de la strychnine administrée à des chiens, des chats et des lapins, expérimente ensuite la neutralisation de l’opium, de la morphine, de l’aconitine, de l’ipéca, de l’émétine, de la vératrine, la cantharidine, la ciguë, la stramoine, le delphinium, le bichlorure mercurique, le nitrate d’argent et les sels de plomb.
  • En 1848 Rand reprend les expériences de Garrod sur les humains. Il existe plus de 40 exposés sur le sujet, établis entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.
  •  En 1862, Stenhouse est le précurseur des masques à gaz (au charbon) qui furent utilisés pendant la guerre 1418.
  • En 1865, Hunter découvre les performances du charbon de noix de coco pour absorber les gaz.
  • Le XIXe siècle verra l’usage industriel du charbon prendre un grand essor : on l’emploiera pour adsorber les gaz, décolorer de nombreux liquides, raffiner le sucre, purifier l’eau, ventiler les égouts et fabriquer de très efficaces masques à gaz. On découvre aussi son grand pouvoir en tant qu’antidote ou contrepoison dans de nombreux empoisonnements au mercure, à la strychnine, à l’opium, à la morphine, au nitrate d’argent et aux sels de plomb, entre autres…
  • En Amérique, l’intérêt pour le charbon se concentre sur son efficacité pour soulager les troubles gastro-intestinaux et prévenir activement le choléra, la variole, la typhoïde et toutes les fièvres malignes.
  • Le début du XXe ne connaît pas encore les antibiotiques. Il se tourne donc vers le charbon végétal activé et cherche à exploiter son grand pouvoir anti-infectieux. De nombreuses études ont alors établi qu’il adsorbe les staphylocoques, les streptocoques, les méningocoques, les colibacilles, ces agents pathogènes fréquents dans les infections contractées en milieu hospitalier, les nombreuses toxines bactériennes dont Vibrio cholerae et aussi des virus. Les médecins français pensent même à l’utiliser en injection intraveineuse comme médicament de choc dans les maladies infectieuses dont la tuberculose, avec succès, jusqu’à ce que la découverte des antibiotiques relègue aux oubliettes le pouvoir anti-infectieux du charbon végétal activé.
  • À partir des années 70, on redécouvrira le charbon, mais on insistera plutôt sur son grand pouvoir dans les désordres gastro-intestinaux, les intoxications alimentaires, l’insuffisance rénale chronique et aiguë, l’abaissement rapide et sans effet secondaire des taux élevés de cholestérol sanguin, l’allergie au soleil, le vieillissement et les empoisonnements.
  • Ce n’est qu’en 1984 que le JAMA (Journal of the American Médical Association) publia deux articles sur l’usage du charbon activé.

Aujourd’hui, on possède les preuves scientifiques que le charbon actif absorbe les virus, les bactéries pathogènes ainsi que les toxines bactériennes dans l’intestin.
En milieu hospitalier, les salles d’opération sont assainies par des filtres à charbon pour neutraliser les gaz anesthésiques : halothane, éther, cyclopropane, métoxyflurane,  proponidide, protoxyde d’azote…
Les produits d’assainissement de l’eau : chlore, ozone, bioxyde de chlore, permanganate… tous toxiques, peuvent être éliminés facilement par des filtres à charbon. Mais, il est aussi efficace pour le mercure, le plomb, les  herbicides, les hormones et même certaines substances radioactives.
Depuis 15 ans, on utilise le charbon activé pour désintoxiquer des analgésiques, des fébrifuges, des antidépresseurs tricycliques, des glucosides cardiotoniques, des solvants organiques, de la plupart des médicaments à effets iatrogènes et des produits chimiques.
Depuis 10 ans, plus de 500 articles médicaux « uniquement en anglais » ont offert plus de 10 000 références scientifiques sur le sujet.
Enfin, d’autres chercheurs ont découvert l’utilité du charbon en cas d’insuffisance rénale sévère.

Comment est obtenu le charbon activé ?

Il est obtenu en deux étapes.
La carbonisation : on calcine du bois en le chauffant à une température variant entre 600 et 900° en l’absence d’air.
L’activation : Le bois est recalciné aux mêmes températures, mais cette fois, en présence de vapeur d’eau, d’air, ou de gaz oxydants. Ceci permet le développement d’un réseau de micro-pores qui seront de véritables pièges à molécules indésirables. L’extrudation de la poussière de charbon développe une surface de contact phénoménale  1 cm³ de charbon pulvérisé présente une surface totale de 1 km² et 500 gr de charbon contiennent 50 000 millions de pores.
Ceci explique ses performances : il peut absorber 97 fois son volume de gaz carbonique, 165 fois son volume d’anhydride sulfureux et 178 fois son volume d’ammoniaque…

Action dans l’intestin

L’intestin étant une paroi poreuse, il s’y effectue un travail de dialyse par le principe de l’osmose. Ceci veut dire qu’il se produit un équilibre entre les concentrations de produits solubilisés de part et d’autre de la paroi. Donc, si l’intestin est encombré, les réseaux lymphatiques ne peuvent dégorger dans celui ci. Le charbon, en libérant l’intestin, active la désintoxication de la lymphe et du sang par le biais du pompage osmotique.
Il faut néanmoins considérer qu’il faut normalement 5 jours pour éliminer 100 % des résidus   ce qui fait que des sécrétions allergiques peuvent mettre jusqu’à 6 jours pour cesser suite à une seule prise d’allergène.

Travail dans l’intestin

L’intestin étant une paroi poreuse, il s’y effectue un travail de dialyse par le principe de l’osmose. Ceci veut dire qu’il se produit un équilibre entre les concentrations de produits solubilisés de part et d’autre de la paroi. Donc, si l’intestin est encombré, les réseaux lymphatiques ne peuvent dégorger dans celui-ci. Le charbon, en libérant l’intestin, active la désintoxication de la lymphe et du sang par le biais du pompage osmotique.

La plus puissante pompe à poison

  • Elle concerne: les stupéfiants, les médicaments dangereux, les alcaloïdes, les additifs alimentaires, les produits chimiques agricoles, les métaux lourds, les gaz toxiques, les détergents, les solvants organiques, la chimiothérapie.
  • Mais, sont aussi concernés : les staphylocoques, la salmonelle, les virus de la variole, de la fièvre aphteuse, les toxines bactériennes telles que celles de la diphtérie, du tétanos, du botulisme, du perfringens, les amines toxiques de décomposition.
  • Il y a encore : les venins de serpent, d’abeille, de guêpe, de frelon, de taon, de scorpion, d’araignée, d’anémone de mer, de physalie, l’histamine du thon, les coquillages, les mycotoxines que l’on trouve dans les aliments à cause des antibiotiques et les redoutables aflatoxines.
  • Il est un remède efficace contre :
    Les troubles intestinaux La mauvaise haleine (halitose) Les selles nauséabondes et diarrhées L’Aérophagie La dyspepsie La colopathie Les intoxications alimentaires Les fermentations intestinales.
  • Le charbon végétal est aussi recommandé pour lutter contre toutes les formes d’intoxications causées par les produits chimiques et les métaux lourds tels que le mercure ou le plomb

Comment utiliser le charbon activé.

Cas d’intoxication sévère
La dose préconisée est de 50 gr pour un adulte de 1 gr/kg pour un enfant. Mélanger à de l’eau froide. Cela n’a aucun goût. Répéter les prises de 20 à 50 gr de charbon activé toutes les 4 à 6 heures pendant 1 ou 2 jours selon la sévérité de l’intoxication. La quantité théorique du charbon activé doit être au minimum égale à 8 fois le poids de toxique ingéré. La marge de 10 fois est souhaitable. Toutefois, dans les intoxications suicidaires, et chez les sujets comateux, la quantité du toxique est impossible à connaître. On administre alors entre 100 et 120 gr de charbon d’office. A savoir qu’une cuillère à soupe contient en moyenne 5 gr de charbon. Néanmoins, il faut espacer de deux heures la prise de charbon de tout autre médicament, et même de la pilule contraceptive sous peine de voir leurs effets amoindris voire anéantis

Cure de drainage
Les posologies sont évidemment modulables en fonction de chaque cas. En moyenne, on peut opter pour le protocole de 2 cuillères à café aux 3 repas pendant 15 jours pour un adulte (soit 15 gr par jour) puis continuer à raison de 3 cuillères à soupe par jour pendant le mois qui suit si l’on veut obtenir un drainage cellulaire profond.
Pour un enfant, remplacer les cuillères à soupe par des cuillères à café, et s’en tenir à 15 jours en tout pour des cas courants.
NOTA : Le charbon est aussi vendu en granulés, mais l’efficacité est moindre.
Par ailleurs, l’association charbon / argile est totalement inefficace puisque l’argile colmate les pores du charbon.
Enfin, le charbon en gélule présente un intérêt négligeable au vu des quantités dérisoires en jeu, sans compter le coût d’achat qui est multiplié par 100.

Inconvénients à l’usage du charbon

De multiples expérimentations ont été réalisées sur des rats, des moutons, et autres pour voir si le charbon absorbait les nutriments et provoquait des carences à la longue. Leur sang conservait toujours le taux adéquat de calcium, cuivre, zinc, fer, magnésium, phosphore, vitamines… et le pH de l’urine reste constant. Par contre, il arrive que le charbon ait un effet constipant sur certaines personnes. On adjoint alors des prises de sorbitol. De toute façon, il convient de boire plus qu’à l’habitude pour compenser l’absorption de l’eau intestinale par le charbon.  Il faut savoir également que le charbon inhibe les contraceptifs oraux. Enfin, le charbon peut être pris pendant la grossesse.

Source :

Le petit journal de michel Dogna

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *