LA TECHNIQUE ALEXANDER

Ce programme d’éducation somatique vise à modifier de mauvaises habitudes de mouvements et de postures susceptibles d’entrainer des problèmes physiques.

Elle est centrée sur la relation entre la tête, le cou et l’épine dorsale. Lorsque les muscles du cou ne sont pas trop sollicités, la tête est équilibrée et légère au sommet de l’épine dorsale. Une force d’opposition naturelle située dans le torse pousse alors celle-ci à s’allonger dans un mouvement naturel vers le haut, au lieu de se tasser : les tensions physiques en seraient réduites, l’énergie augmenterait, la douleur serait contrôlée et la performance physique optimisée. Des artistes et des athlètes utilisent cette technique pour améliorer leurs performances.

Histoire

fma1Frederick Mathias Alexander, acteur australien, a élaboré cette technique dans les années 1890. Il recherchait un traitement contre les enrouements dont il souffrait régulièrement sur scène. S’observant à l’aide d’un jeu de miroirs pendant qu’il parlait, Alexander découvrit qu’il bougeait la tête vers l’arrière en contractant les muscles du cou. Il en conclut que ces habitudes contribuaient à sa laryngite, en créant une tension excessive au niveau de la gorge. Il mit au point une technique pour améliorer la posture de sa tête et de son corps et ses crises régulières cessèrent.

Il forma ensuite à cette méthode des enseignants qui à leur tour montrèrent à des élèves comment reconnaitre et corriger les postures et schémas de mouvement néfastes. En 1904, il s’installa à Londres et enseigna sa technique à une clientèle en quête de soulagement de la douleur. En 1931, il commença à transmettre sa technique dans le cadre d’une formation officielle étalée sur 3 ans. Il enseigna jusqu’à sa mort en 1955.

En 1958, certains de ses anciens étudiants fondèrent à Londres la « Society of teachers of the Alexander Technique (STAT) ». Un système de formation diplômante fut mis en place à New York avec la création de « l’American Center for the Alexander technique ». La méthode est très développée dans les pays anglo-saxons, mais peu connue en France.

Pratique

frederick-matthias-alexander-actionNos mauvaises habitudes inconscientes de mouvement exerceraient une pression inappropriée sur le corps : sollicitation excessive des muscles pour des tâches simples comme soulever une tasse de café ou s’affaler en s’asseyant. L’enseignant analyse le schéma de mouvement de l’élève (sa façon particulière de s’assoir, se tenir debout, passer de la position assise à la position debout, marcher, se tourner et respirer) pour déceler les automatismes contribuant aux problèmes de santé récurrents (dos en mauvais état, douleur au cou et aux épaules, limitation respiratoire, fatigue générale) ou limitant l’amplitude de mouvement ou le fonctionnement général. L’élève réapprend à se mouvoir en limitant les tensions.

Traitements

La technique est enseignée en cours individuels ou en groupes. L’enseignant observe la posture et les schémas de mouvement de l’élève dans ses activités quotidiennes. Un toucher léger complète ses informations et le renseigne sur la respiration. Il explique ensuite comment éliminer les tensions inutiles et se mouvoir avec plus de souplesse et d’aisance. Il utilise également ses mains pour guider en douceur l’élève dans l’exécution des mouvements. L’apprentissage consiste ensuite pour l’élève à comprendre la technique des mouvements corrects et à ressentir les sensations qu’ils provoquent. Il doit alors pouvoir les reproduire spontanément, sans guides et se défaire de ses mauvaises habitudes de mouvement.slider2-stop-attitude-position-gym

Références

Les bienfaits de la technique Alexander

Bibliographie

Pedro De Alcantara,

  • La Technique Alexander, Principes et Pratique, Editions Dangles, 1997
  • La Technique Alexander pour les musiciens, Ed. Alexitère / Médecine des Arts, 2000

Ailsa Masterton, Technique Alexander – petit guide du bien être, Ed. Könemann, 1999
Véronique Bartin, Equitation par la Technique Alexander, Ed. Belin (2002)
Richard Brenna, La Méthode Alexander, Ed. Marabout
Joel Carbonnel, Le Bon Geste, manuel du jardinier, Ed. Actes Sud
Elizabeth Langford, La pensée et le muscle, Ed. Garant

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