LA PHYTOTHERAPIE

Les fruits, les racines, les plantes et autres substances naturelles ont toujours été connues pour leur propriétés nutritives mais aussi curatives. Le premier texte écrit sur la médecine par les plantes est gravé sur des tablettes d’argile en caractère cunéiforme et date de la civilisation sumérienne, 3000 ans avant Jésus-Christ.

Durant des milliers d’années, la phytothérapie a constitué la principale source de remèdes contre de nombreuses maladies. Avec l’avènement de la médecine dite « scientifique » vers la fin du XIXe siècle et la découverte de médicaments, antibiotiques, sulfamides… la phytothérapie, devint douteuse et aux vertus incertaines.

La multiplication actuelle des données scientifiques probantes sur l’efficacité des remèdes à bases de plantes a ravivé l’intérêt pour ce domaine. La phytothérapie d’aujourd’hui, englobe les plantes médicinales (dont la connaissance se transmet de génération en génération), l’ingestion d’aliments végétaux présentant une valeur médicinale et la prise de compléments alimentaires destinés à apporter les bénéfices de composants nutritionnels spécifiques (vitamines et minéraux notamment).

Il existe entre 250 000 et 500 000 plantes à fleurs sur la planète, dont moins de 1% a été soumis à une analyse chimique détaillée. Seule une fraction des plantes potentiellement thérapeutiques aurait été identifiée jusqu’à présent. La curiosité des chercheurs à l’égard des possibilités des nouveaux médicaments élaborés à partir des principes actifs de plantes connues et encore inconnues ne cesse de croitre.

En outre il existe une prise de conscience générale grandissante du rôle de la nutrition dans la genèse des maladies et le maintien d’une bonne santé. La consommation de fruits et de légumes semble jouer un rôle fortement protecteur contre les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension, l’excès de cholestérol, le diabète, la cataracte, divers cancers etc etc.

hippocrateHippocrate prônait l’utilisation de l’écorce de saule pour les rhumatismes. Des siècles plus tard, l’analyse scientifique de son principe actif débouche sur l’invention de l’aspirine

Le pouvoir médicinal d’une plante provient de l’une de ses parties (écorce, feuille, racines, semences ou fleurs). L’utilisation de la partie comme un tout constitue l’un des principes fondamentaux de la phytothérapie, sans nécessairement comprendre les actions individuelles de ses composants chimiques multiples, on constate qu’ensemble, ceux-ci forme un équilibre naturel responsable de l’effet thérapeutique de la plante. Certains agissent de concert, améliorant réciproquement leurs effets (synergie). Il est possible aussi que les effets nocifs éventuels d’un composant soient contrecarré par d’autres. Pour beaucoup de phytothérapeutes, les effets secondaires des plantes médicinales sont moins nocifs que ceux des médicaments formulés à partir d’un composant unique ou la synthétisation, du principe actif d’une plante.

L’utilisation est largement utilisé dans de nombreux systèmes médicaux et thérapies. La majorité des préparations à bases de plantes médicinales et de végétaux se prennent par voie orale, comprimés, capsules, décoctions ou tisanes. Certains sous forme de cataplasme ou de pommade.

Il existe une multitude de plantes et végétaux utilisés couramment en occident. En voici quelques exemples

Grande Camomille

Grande-camomilleUn de ces principes actif inhibe la production de prostaglandines (hormones) responsables des inflammations. Elle est utilisée depuis très longtemps dans le traitement de la fièvre et l’arthrite et soulage les symptôme de polyarthrite rhumatoïde. Elle est efficace également dans la prévention des migraines.

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Millepertuis

millepertuisSes principes actifs, l’hypéricine et l’hyperforine, influencent les neurotransmetteurs du cerveau et augmentent les niveaux de sérotonine, produit chimique du « bien-être » mais aussi susceptible de provoquer des migraines. Utilisé depuis des siècles pour calmer les nerfs, il l’est maintenant largement pour ses vertus antidépressives. En Allemagne, c’est un médicament bien plus souvent prescrit sur ordonnance que les antidépresseurs. Il soulage également l’anxiété, les crises d’angoisse, les symptômes pré-menstruels, la fibromyalgie et l’alcoolisme. Du fait de ses propriétés antibactériennes et antivirales, il est administré en pommade pour les blessures, les brulures, les hémorroïdes et l’herpès labial.

ps. A noter que la vente de millepertuis fut interdite en France , premier pays, consommateur et producteur d’antidépresseur au monde.

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Ail

ailSon principe actif, l’allicine, inhibe l’agrégation plaquettaire et a un effet fluidifiant sur le sang. Souvent pris en complément, l’ail peut aider à réduire les taux de cholestérol, prévenir l’athérosclérose et abaisser la tension artérielle. Les comparaisons d’incidence de cancer entre les populations grandes consommatrices d’ail dans leur alimentation et les autres laissent penser qu’il possèderait des propriétés anticancérigènes (pour certains cancers).

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Ginseng

ginsengTrès estimé dans la médecine chinoise, on lui attribue de nombreux bienfaits : amélioration des performances mentales et physiques, baisse du taux de glycémie chez les diabétiques, réduction de la fatigue, soulagement des maladies cardiaques et pulmonaires.

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Avertissement

Les plantes médicinales ont des effets très puissants et doivent être traitées avec autant de précaution et de respect que les produits pharmaceutiques. Des effets secondaires de certaines préparations peuvent être dangereuses et interagir avec la prise de médicaments.

En outre il faut se méfier de certaines préparations proposées à la ventes dont la provenance est incertaine. La réglementation étant défaillante dans de nombreux pays, l’étiquette n’est pas toujours le reflet de ce qui se trouve dans l’emballage.

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